Un jour, j’ai cuisiné le « pâté aux poumtèles » de « la Marie »

recette-pate-poumteles-marie2

« Poumtèles », comprenez « pommes de terre » en berrichon ancien. Enfin dit par les anciens anciens, c’est-à-dire pas plus grand grand monde. Le pâté aux patates, c’est le plat d’hiver par excellence. Imagine deux pâtes feuilletées, une dessus, une dessous, avec à l’intérieur des pommes de terre coupées en plaques fines genre gratin dauphinois. Quand c’est cuit on ajoute un peu de crème fraîche parce que bon, c’est un peu trop léger. Bref c’est un bon plat d’hiver. Un plat qui réchaufferait un mort.

Pour réaliser mon œuvre, j’ai sorti le cahier dans lequel j’ai noté il y a quelques années « l’arcette » héritée de Mémé Marie. « L’arcette », ce n’est pas du berrichon, c’est du moi ancien. Petite méprise sûrement due à « l’Arsène », une fidèle copine de ma même grand-mère (ouais, c’est un prénom de mec normalement, on est d’accord ?!). Là n’est pas le sujet, je ressors l’arcette glissée dans mon cahier, écrite sur un flyer des années 90’s. Pourquoi acheter du papier alors que le verso des prospectus peut très bien faire l’affaire…

Pour réaliser ton pâté, il te faudra :

Pour la pâte :
De la farine
Un petit peu d’eau
Un peu de margarine
Un peu de sel

Tu me diras « Heu… un peu ? » « C’est-à-dire ? » Ouais, on est d’accord. C’est quoi le mode de conversion en grammes ? La réponse de la Marie : « Tu vois ben à peu près ». Donc tu ACHÈTES ta pâte. Tu es obligé(e).

Pour la garniture :
Des patates (8 moyennes)
Du persil ou de la ciboulette
De la crème fraîche ou du St Morêt
2 échalotes
Du beurre sinon c’est pas marrant

Tu commences par éplucher tes patates en les coupant en fines plaques. Avec une mandoline (la même que ta maman), c’est fait en 12 secondes. Tu passes les patates sous l’eau, tu égouttes et tu sèches. Ça paraît un peu débile mais il faut supprimer l’amidon sinon je ne sais pas ce qui se passe mais c’est MAL. Tu mets le tout dans un saladier, tu assaisonnes en mélangeant bien : sel poivre, persil, échalotes, herbes. Ensuite tu disposes le tout sur la pâte numéro 1. Tu rajoutes quelques bouts de beurre par-ci par-là. Tu recouvres avec la pâte numéro 2, tu assembles les bordures et badigeonnes de lait. Tu peux faire quelques décos avec le dos de ton couteau et surtout, surtout tu n’oublies pas de faire un petit trou au milieu. Une « cheminée », ça s’appelle. Ça évitera que la pâte gonfle et se déforme.

Tu fais cuire 45 minutes – 1 heure dans le four à 180°C, en recouvrant de papier alu au début pour éviter le cramage. Tu sors du four, tu balances la crème fraîche par le trou de la « cheminée », et tu te régales avec un peu de salade. Attention, palais pressés, c’est chaud patate ! 😉

Tu peux aussi le faire en format individuel, il y aura encore plus de pâte et donc encore plus de trottoirs, c’est toi qui vois.

Prochain article culinaire © Mémé Marie : comment régaler 25 personnes en 10 minutes avec une carcasse de poulet et une carotte. En temps de guerre. De sécheresse. Et sans les mains. Trop forte, ma grand-mère ! Dans La fée Carabine, Pennac écrit « Les vieux meurent souvent trop vite, ils n’attendent pas l’arrivée de notre amour. » Sur ce coup, je suis bien d’accord avec lui.

recette-pate-poumteles-mariepate-patates-berry-recettegalette

Publicités

Une réflexion sur “Un jour, j’ai cuisiné le « pâté aux poumtèles » de « la Marie »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s