Un jour, je me suis fait voler mon portable à l’arrachée

Belleville. Un mardi. Environ 20h40. Atelier d’impro à 20h30. Je suis encore (toujours) en retard. Ce jour-là impossible de monter au 1er étage. Le rez-de-chaussée est fermé, je suis TROP en retard. J’appelle un, deux, trois, quatre, cinq copains d’atelier CENSÉS être là. Personne. Répondeur. Absence. Répondeur.

iphone-vol-arrachee-experience

Je trépigne. Tout à coup, mon iphone chéri me glisse de la main. IL me l’ARRACHE ! Il part en courant. L’information monte à toute vitesse jusqu’à mon cerveau. Le sang idem. Je me dis : « Impossible ! » « PAS À MOI ! » C’est un drame absolu. Mes contacts ! Mes mails ! Mes applications ! Im-po-ssible de laisser filer mon précieux sans réagir. Alors je fonce. J’hurle. « Au secouuuuuuuurs ! » « Arrêtez-leeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee ! » Les mots sortent de ma bouche sans consultation avec mon cerveau. Je suis simple auditrice. Mes jambes se mettent en marche. Je les laisse faire. Elles courent. « Au secouuuuuuuuuuuuuuuurs !!! » Il tourne à droite. Rue de Belleville. Dense pour se faufiler. Je cours, je cours. J’hurle, j’hurle. Café Folies. Deux mecs se mettent en travers de sa route. Le ralentissent. Il glisse. IL TOMBE !!!

Ce qui se passe ensuite est complètement flou. Je le rattrape rapidement. En mode vénère genre pas possible. Il est au sol. Furieuse envie de le défoncer. De coups de pied. De violence. Je me retiens. Je récupère mon précieux en insultant ce salaud. Les gens autour ne comprennent pas trop. Je me dis que ce mec est VRAIMENT NUL. Même pas capable de finir le boulot convenablement.

Et puis… bah je retourne à mon cours d’impro… Un peu choquée. Porte toujours fermée. Toujours dehors. Je continue mes appels à l’aide. À mes autres copains d’atelier CENSÉS être là. Je tiens mon portable à deux mains. En regrettant de ne pas en avoir quatre. Je me dis que le voleur doit avoir la honte. PARANOÏA. Qu’il va peut-être vouloir me REVOLER. Je regarde autour de moi. Voir s’il est toujours dans les parages. Dans ma mémoire RIEN. Impossible de savoir s’il est blanc, noir ou rouge. En doudoune en robe ou en costard. RIEN. Le seul truc que je sais, c’est qu’il n’a pas comme moi des bottes de pluie antidérapantes (merci Aigle). Ça laisse beaucoup de suspects. Voleur botté avec mon précieux se serait envolé. Plutôt que de tomber comme un crétin. En amortissant sa chute avec ses mains. Nooooooooon… ses mains avec mon précieux dedans… Mon pauvre précieux et son écran en mille morceaux ! Je ne me rends compte que maintenant. Si je l’avais vu avant, est-ce que j’aurais réprimé mon envie de violence ?! Mmmm… Bonne question !

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