Un jour, j’ai fait de la gym avec des seniors…

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Je savais, au fond de moi, qu’en allant à ce cours de « gym douce » au café associatif du quartier, un mardi matin à 10h00, je risquais de faire chuter la moyenne d’âge. Mais bon, ce dernier n’étant pas indiqué dans l’intitulé du cours, j’ai tenté…

Je retiens un ricanement en arrivant dans la salle et en voyant les sexagénaires (et même septuagénaires !) en tenue de combat : legging’s, rides et chaussons de gym. J’avais vu juste. Elles sont quand même bien mignonnes, toutes les six, à profiter du moment pour se retrouver et discuter entre copines. Une retardataire pointe le bout de son nez, elle doit avoir 50 ans. Elle doit être dégoûtée que je sois là. Aujourd’hui, la jeune, c’est moi !

Allez c’est parti pour dix minutes d’échauffement : TROP FACIIILE ! Cou, bras, nuque, chevilles, dos… j’assure… Puis commencent les activités au sol. J’essaie de rester humble — j’ai quand même 40 ans de moins que ces dames, il ne manquerait plus que je peine davantage qu’elles ! — mais je remarque quand même du coin de l’œil que mes acolytes respirent fort et commencent à souffrir alors que moi je suis tranquille. Bon au bout de 20 minutes, mes abdos (si tenté qu’ils existent) me font sentir qu’ils ne seraient pas contre une petite pause, mais je refuse l’humiliation : « tout est dans le mental ! »

Pendant ce temps-là, dès qu’il y a un temps d’arrêt et qu’on souffle deux minutes, mes nouvelles copines se donnent des news, parlent de La Rochelle, de la santé de Jeanne, qui n’est pas là aujourd’hui, en casant des expressions marrantes… je n’ai pas pu tout mémoriser mais « j’ai pas la tête en face du bonnet » m’a bien fait rigoler.

On enchaîne avec les fessiers. Pour une fois je ne fais pas ma feignasse (ce que je fais souvent à la gym suédoise. Attention, astuce : je fais des demi-mouvements, beaucoup moins fatigants, héhé). Non là je fais tout à fond ! Vers la fin du côté gauche, j’ai une espèce de crampe à la fesse et je me la raconte beaucoup moins. Je grimace discrètement, j’entends des râles autour de moi. C’est bon, ce soutien !

Puis vient le tour des bras, la prof me donne des poids en me demandant s’ils ne sont pas trop lourds pour moi. Je dis « non, non ». Je pense que s’ils avaient fait 10 kilos chacun, je les aurais pris quand même.

Le cours se termine, deux minutes de relaxation, la prof, qui est une bénévole assidue, fait cinq mètres et passe à l’épluchage de carottes pour le repas du midi. Oui parce que le lieu fait aussi restaurant. D’ailleurs c’est parfois un peu compliqué de respirer normalement avec ces odeurs d’oignons et les yeux qui piquent. Ah mais tout s’explique, ma crampe est due aux oignons, c’est sûuuuuuuuuuuuuuuuuuur !

Le lendemain, j’ai des gentilles courbatures. En y repensant elles étaient quand même assez gaulées, ces mémés… j’y retournerai !

» Le Moulin à Café, 8 rue Sainte Léonie, Paris 14

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